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RIP Jim H.

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Rah quelle tristesse! Quel malheur!

Jim Harrison j'ai adoré, aimé, idôlatré. Sur ce blog j'ai publié 3 billets sur 3 de ses bouquins mais maintenant qu'il n'est plus, va falloir que je les relise tous - et il y en a certains que je n'ai pas encore eu le plaisir de déflorer.

Tandis que sa vision s’élargissait, sa curiosité naturelle, sans doute le bien le plus précieux qu’on puisse posséder ici-bas, reprit le dessus et il se mit à observer plus attentivement cette terre étrangère nommée Los Angeles : les choses gagnèrent en clarté. Par exemple, on vendait paraît-il des millions de voitures neuves chaque année, mais on en voyait peu dans la Péninsule Nord, sauf sur les Routes 2 et 28 pendant la saison touristique, quand elles s’agglutinaient le soir devant les motels les plus rupins. Ici, à Los Angeles, il y avait des milliers et des milliers de voitures neuves, ce qui signifiait sans doute que les autochtones gagnaient des sommes incroyables. Mais, debout sur une passerelle qui enjambait l’autoroute de la San Gabriel River, il baissait les yeux vers les six voies embouteillées de voitures immobilisées pare-chocs contre pare-chocs dans les deux sens et il se demanda pourquoi les conducteurs ne changeaient pas de boulot pour éviter ce cauchemar. Et puis, C.B. lut deux fois le panneau sans pouvoir trouver la moindre trace de la San Gabriel River et il n’y avait aucun piéton à qui il aurait pu demander où diable se trouvait cette rivière.

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  • Dernière modification : 2026/07/03 08:28
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