Pétros Márkaris, L'empoisonneuse d'Istanbul

Katérina, la fille du commissaire Charitos, se marie civilement, pas devant le pope !

La cérémonie tourne court : personne ne se parle. Pour calmer sa femme, Charitos lui offre un voyage à Istanbul où ils prennent contact avec la petite communauté grecque des Roums. Mais le séjour est bientôt troublé. Maria, une nonagénaire, aurait empoisonné son frère en Grèce avant de filer à Istanbul.

Pour éviter un incident diplomatique, Charitos est chargé par son supérieur d'enquêter en collaborant avec une jeune collègue turc : méfiance ancestrale au programme. Multiplication de cadavres, indices minces.

La vieille Maria se déplace comme un fantôme et a toujours une longueur d'avance sur la police. Charitos rentrera-t-il à temps pour le mariage religieux auquel Katérina a finalement consenti ?

J'ai eu plus de peine à entrer dans ce roman que le précédent Pain, éducation, liberté, sans doute car il est moins politique. Mais une fois oublié le caractère ronchon du personnage principal, on entre petit à petit dans des personnages très riches, une intrigue historique intéressante et le personnage principal se dessine petit à petit, la ville d'Istanbul. Et au final, c'est un grand plaisir.

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  • Dernière modification : 2023/08/09 11:45
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