Nancy Huston, Professeurs de désespoir
Résumé
Dans cet essai Nancy Huston tente de dresser un tableau, une évolution chronologique du nihilisme en littérature depuis ses origines au XIXe siècle jusqu'à la littérature contemporaine. Elle détaille, au travers de ses lectures personnelles d'une partie de la littérature occidentale et française en particulier, certains fondamentaux pouvant pousser les auteurs vers une négation du sens de la vie comme force créatrice de leur œuvre, et de leur vie intime. Elle s'interroge également sur l'appétence actuelle de notre société pour ces auteurs. Nancy Huston alterne commentaires et démonstrations grâce à des chapitres consacrés à Arthur Schopenhauer, Samuel Beckett, Emil Cioran, Jean Améry, Charlotte Delbo, Imre Kertész, Thomas Bernhard, Milan Kundera, Elfriede Jelinek, Michel Houellebecq, Sarah Kane, Christine Angot, et Linda Lê.
Note Fred
On m'a chaudement recommandé ce petit essai que j'ai apprécié à sa juste valeur. Accompagnée de son personnage imaginaire, déesse Suzy, Nancy Huston1) règle ses comptes avec les génophobes.
Et il y a de quoi.
Et c'est tant mieux.
Extrait
“//Presque toujours, me semble-t-il, un professeur de désespoir est un enfant mutilé qui a choisi d’aggraver son handicap. On l’a écrasé : il se sectionne les quatre membres et déclare l’espèce humaine cul-de-jatte. //”