Timothée Parrique, Ralentir ou périr - L’économie de la décroissance

Loin d’être le remède miracle aux crises auxquelles nous faisons face, la croissance économique en est la cause première. Derrière ce phénomène mystérieux qui déchaine les passions, il y a tout un système économique qu’il est urgent de transformer.

Dans cet essai d’économie accessible à tous, Timothée Parrique vient déconstruire l’une des plus grandes mythologies contemporaines : la poursuite de la croissance. Nous n’avons pas besoin de produire plus pour atténuer le changement climatique, éradiquer la pauvreté, réduire les inégalités, créer de l’emploi, financer les services publics, ou améliorer notre qualité de vie. Au contraire, cette obsession moderne pour l’accumulation est un frein au progrès social et un accélérateur de l’effondrement écologique.

Entre produire plus, et polluer moins, il va falloir choisir. Choix facile car une économie peut tout à fait prospérer sans croissance, à condition de repenser complètement son organisation.

C’est le projet de ce livre. Explorer le chemin de transition vers une économie de la post-croissance.

Timothée Parrique est chercheur en économie écologique à l’Université de Lund, en Suède.

J'avais lu dans le Courrier il y a env. deux semaines une interview de Timothée Parrique qui m'avait bien plus, j'ai donc lu son essai.

Si l'on retranche les critiques habituelles liées aux essais en général (redites, simplifications etc) c'est un passionnant ouvrage, un coup de poing d'une brutalité certaine face aux idées préconçues de la nécessité de croissance.

Libérons-nous de l'obsession du PIB et des indicateurs économiques classiques, qui mesurent la richesse des riches, et pas celle du bien-être (humain ou planétaire, qui sont malheureusement encore aujourd'hui contradictoires)!

Un regret, vu les raccourcis inhérents aux essais, tant qu'à faire, j'aurais aimé que l'auteur nous parle aussi d'un plan politique, mais bon, on peut pas tout avoir, d'après ce bouquin c'est un peu le principe de base de l'économie…

À lire absolument si vous ne voulez pas passer pour un·e imbécile dans quelques années, lorsque vous devrez payer votre litre d'eau par une heure de salaire, par 55 degrés à l'ombre, à Oslo.

//On peut parler d’atterrissage, de régime, de décroissance, de désescalade, de descente, d’harmonisation, de sobriété, ou suggérer n’importe quelle autre analogie. Le défi qui se tient devant nous est celui du moins, du plus léger, du plus lent, du plus petit. C’est le défi de la sobriété, de la frugalité, de la modération, et de la suffisance. Mais il s’agit bien d’un atterrissage, non d’un crash ; d’un régime, non d’une amputation ; d’un ralentissement, pas d’un arrêt. Nous savons qu’il faut ralentir, et il va maintenant falloir imaginer comment planifier intelligemment cette transition pour qu’elle se fasse, de façon démocratique, dans le souci de la justice sociale et du bien-être. //

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  • Dernière modification : 2026/07/03 09:04
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