Arthur Upfield, Un écrivain mord la poussière
Résumé
Entre deux verres d'alcool, Mervin Blake, célèbre romancier et critique, président de l'Association littéraire australienne, s'ouvre auprès de la journaliste mondaine Nancy Chesterfield des sentiments fort contrastés qu'il éprouve à l'égard de nombre de ses collègues écrivains. Le lendemain de cette soirée alcoolisée quoique littéraire, Blake est retrouvé mort à son domicile. Banal suicide ? Rien n'est moins sûr pour l'inspecteur Bonaparte qui décide de s'installer quelque temps chez la voisine du défunt… Acide, drôle, fort bien construite comme toujours chez Upfield, cette vingt-cinquième enquête de l'inspecteur métis Napoléon Bonaparte plonge le lecteur dans les méandres du milieu de l'édition. L'auteur se venge peut-être de quelques déconvenues dont il a eu lui-même à pâtir, par exemple de collègues snobant volontiers le roman policier parce que seule la prétendue “grande littérature” est noble à leurs yeux. Un thème ultra-classique mais particulièrement bien traité ici. –Bruno Ménard
Pour sa vingt-cinquième enquête, l'inspecteur Napoléon Bonaparte s'immerge dans un monde qui lui est peu familier, celui des écrivains. Dogmes, rivalités, exclusions… loin de se contenter de pointes assassines, la littérature fera un mort, et Bony dévoilera des talents qu'on ne lui imaginait pas, d'où il ressort que le flair aborigène mène à tout. Arthur Upfield se venge ici d'un milieu littéraire australien qui n'accueille pas volontiers en son sein des auteurs de romans policiers. Féroce et instructif.
Note Fred
Ce n'est certainement pas le meilleur Bony mais il y a du très bon, notamment dans l'implacable critique de la distinction entre “vraie” littérature et seconde zone - on sent qu'Upfield a aussi pris sa revanche sur un milieu littéraire australien qui n'a sans doute pas su reconnaître son génie.