Un Prince de Hombourg, Kleist, Bouquet, Mise en scène Robert Cantarella
Synopsis
Le Prince de Hombourg pensé par Heinrich von Kleist au début du 19ème siècle revêt les contours d’une jeunesse désireuse, pensante mais malgré tout figée par l’obéissance. Alors que les transformations sociales et politiques font et défont l’instabilité d’une époque, le texte de Kleist évoque les possibilités d’un monde à venir, sensible et puissant. Le prince somnambule incarne un entre-deux privé de son héroïsme mais non moins victorieux. Ses décisions souvent soumises à ses affectes font trembler l’ordre et réveille un vitalisme essentiel. Stéphane Bouquet à la réécriture et Robert Cantarella à la mise en scène s’emparent des résonances éminemment actuelles du récit et entrainent le Prince et ses acolytes dans davantage de jeu, brouillant les pistes et embrassant différentes temporalités.25)
Note Fred
Une salle bourrée craquée d'un étrange public (mon voisin de derrière qui me demande de me baisser sinon, texto, “je vous décapite”) et une pièce fort mal montée, avec d'excellents comédiens (enfin, presque, pas tous) mais qui ne communiquent pas et toute une série de points d'interrogations après (pourquoi donc le très bon Hohenzollern interprété par Jean Louis Coulloc’h doit-il se ballader à poil pendant 5 minutes, après/avant de se rhabiller? pourquoi la garde est-elle déguisée en guerrier nippon de l'ére Edo? Pourquoi la 7e de Ludwig Van avec du soap au violoncelle dessus, couvrant le monologue de l'électrice?).
D'habitude, j'aime bien les ??? après un spectacle, mais là, je n'en suis pas si sûr.