billets:2024:0118pham_thien_an_l_arbre_aux_papillons_d_or

Pham Thien An , L'Arbre aux papillons d'or

Caméra d'Or - Meilleur premier long-métrage - Festival de Cannes 2023

Après la mort de sa belle-sœur dans un accident de moto à Saigon, Thien se voit confier la tâche de ramener son corps dans leur village natal. Il y emmène également son neveu de 5 ans, Dao, qui a miraculeusement survécu à l’accident. Au milieu des paysages mystiques de la campagne vietnamienne, Thien part à la recherche de son frère aîné, disparu il y a des années: un voyage qui remet profondément en question sa foi.

178' c'est quand même long malgré l'indéniable qualité de ce chef d'oeuvre, d'une lenteur qui aurait pu faire bâiller Tarkovsky (auquel Pham Thien An rend un bel hommage, délibéré ou non, en tout cas il y a beaucoup d'eau, qui tombe du ciel, ruisselle ou coule).

La caméra est tout simplement stupéfiante, notamment lors de la scène où il rencontre l'ancien soldat, vieil homme qui désormais confectionne des suaires. On les voit dans une cabane en bois, par la fenêtre, dans l'ombre, et doucement la caméra se rapproche et entre dans la cabane par cette même fenêtre - l'oeil de dieu.

Car de dieu, de foi et de grâce il est question dans ce film, le tout dans un cadre catholisant, c'est dire si le propos m'a relativement peu touché.

Par contre, la dimension philosophique et ontologique - plus le film avance, moins on sait - alors qu'on dans le cadre d'un road-movie si on est dans la réalité, dans un rêve, ou dans le rêve d'un rêve, ça, c'est juste génial.

  • billets/2024/0118pham_thien_an_l_arbre_aux_papillons_d_or.txt
  • Dernière modification : 2026/07/03 08:28
  • de 127.0.0.1