Porc no
Porno, ton univers impitoyable
Je me souviens d'un très bon bouquin de Ruwen Ogien sur le porno (mais je vois que je ne l'ai pas noté sur ce blog et je suis en connexion limitée, là-haut-dans-mon-chalet-perdu)1).
Et je dois dire que les récents articles que j'ai lu sur le porno “alternatif” soi-disant défendant les droits des minorités m'ont un peu laissé sceptique.
D'où le plaisir de lire un philosophe qui, lui, a des neurones qui fonctionnent correctement et sait mettre des mots sur des actes:
“Aujourd’hui, même la pornographie mainstream montre une diversité de pratiques (fétichistes, transgenres…) capables, nous dit-on, de sortir la sexualité de son ornière hétérocentrée, phallocrate. On serait un cran moins naïf en regardant cette diversification de contenus comme une sectorialisation – très rationnelle! – du marché pornographique, nécessaire à son expansion, et au recouvrement intégral des imaginaires. De plus, que des minorités sexuelles s’approprient les postes de direction ne les empêche pas de reproduire, compte tenu de la concurrentialité du secteur, les mécanismes de l’exploitation capitaliste. Pier Paolo Pasolini soulignait, dès les années 1970, que l’injonction à se libérer sexuellement se révélait plus contraignante que la vieille morale chrétienne, qu’elle humiliait davantage ceux qui ne parvenaient pas à s’y plier, en les désignant comme des résidus de la vieille société.”
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Le porno, cette séduisante marchandise, un entretien du philosophe français Romain Roszak avec la revue Moins!, à lire sur Le Courrier