Andrea Arnold, Bird
Résumé
Bailey vit avec son père Bug dans un squat du Kent, près de Londres. Au lieu de s'occuper de Bailey, Bug préfère se concentrer sur sa dernière idée commerciale, lorsqu'il ne passe pas ses nuits à faire la fête, défoncé à la coke : il veut développer une super drogue hallucinogène à partir des sécrétions d'un crapaud spécial d'Amérique du Sud et la vendre à prix d'or. Après s'être une fois de plus enfuie de chez elle lors d'une dispute, Bailey rencontre l'étrange Bird qui vient vers elle en faisant des culbutes et en jupe plissée comme si de rien n'était. Dans un monde où personne ne s'occupe d'eux, Bird devient le plus proche confident de Bailey. Mais Bird est-il vraiment celui qu'il prétend être ? Andrea Arnold raconte dans BIRD une histoire touchante et poétique, quelque part entre le conte de fées et le drame.
Note Fred
Une salle si pleine que je me suis retrouvé au 1er rang, dernière place de droite, que je ne vous recommande pas.
Et je laisse un·e critique en parler à ma place:
La réalisatrice ronronne […] dans son observation sociale pleine de compassion, filmée pour une raison inconnue comme un reportage de guerre, et agrémentée à la fois d’une bande son qui en jette (autre de ses marques de fabrique) et de plans très courts qui nous montrent, sous la forme de flashs, des plans issus des scènes précédentes censés être particulièrement signifiants (et dont on suppose qu’ils reviennent à l’esprit de l’héroïne).
Il y a d'excellentes choses dans ce film - notamment Bailey1), la jeune fille presque femme qui nous raconte cette fresque, ou le personnage secondaire du père, Barry Keoghan, excellent dans son rôle de Bug, père fêtard (mais pas fouettard), avec son crapaud psychédélique et ses potes défoncés, le traitement de la lumière et la bande son.
Mais à la longue, les tressautements de cette caméra m'ont donné le mal de mer, comme la bande son, trop léchée au final.
Et le personnage central (Franz Rogowski dans le rôle de Bird) ou en tout cas éponyme, malgré son nom, a de la peine à décoller.
Autres références
- Too many birds (Critikat, assez drôle dans son ironie mordante)