#(me)TooMuch c'est too much
Note Fred
Dans une longue chronique parue hier dans Le Courrier, Geneviève Sellier descend au vitriol Emilia Pérez, en gros parce que:
- Audiard ne connaît rien au Mexique
- Audiard ne parle pas des féminicides à Ciudad Juarez
- Audiard fait de l'appropriation culturelle
- Audiard est un opportuniste post #MeToo
- Le film n'a pas été tourné au Mexique
- Les comédien·nes ne sont pas vraiment mexicaineXs
- Le film est caricatural
- etc. etc., je vous laisse lire pour vous faire un avis
Dommage que cette critique soit si mauvaise, car pour l'essentiel je respecte son travail de déconstruction du cinéma partiarcal1).
Geneviève Sellier semble surtout nous dire qu'un vieux blanc cisgenre comme Audiard n'est essentiellement pas capable de comprendre la cause LGBTIQ+, dans une grande condamnation moralisante et en définitive, fort caricaturale (comme quoi il faut toujours voir dans la critique que l'on fait à autrui sa propre critique, et ce n'est pas parce que je suis un -presque- vieux blanc cisgenre que je dis cela).
Oubliée, la beauté du film, son humour, son ton décalé et légèrement surréaliste: on ne peut, on ne doit pas traiter de cette problématique autrement que sérieusement.
Chanter et danser dans la rue, c'était interdit sous Calvin, et les naïfs comme moi (et mes nombreuseXs copineXs qui ont aimé le film) ont tort.