Max Lobé, La danse des pères
Résumé
Benjamin Muller, danseur classique sur le tard, s’isole chez lui, boulevard de Saint-Georges à Genève, pour revivre son histoire, son rapport aux pères qui l’ont fabriqué. Trois générations d’hommes.
Kundé Di Gwet Njé, le géniteur, grand conteur élégant et amateur de Funky-Makossa. Puis les pères des indépendances, Ahmadou Ahidjo, Paul Biya. Ceux de la résistance, l’écrivain Mongo Beti. Enfin, Wolfgang, l’ancêtre dont l’esprit brille comme un oiseau de feu. Tous les hommes d’une vie. Miss Parks la fleuriste, son amie Okonkwo la danseuse, Estha Minlah, la mère valeureuse.
La langue va du funky-Makossa au Boléro, de la rai algéroise aux roulements de hanches, les pointes tombent sur du blues.
Note Fred
C'est pas le plus fou des Max Lobé mais au niveau du style, de la construction narrative et de ces chapitres de 2 pages - dont on a presque l'impression qu'ils font la même longueur au mot près, c'est du grand art.
Et puis il y a des moments très tendres, et d'autres où on se marre franchement, sans parler de cette langue et de toutes ces évocations de ce pays qui m'a tant ému, il y a fort longtemps, mais c'est toujours comme si c'était hier.
Donc un très bon moment.
C'est chez Zoé, ou chez tout bon libraire.