Donald: du proto-fascisme au proto-nazisme
source: nerdscapedc, Donald 3, https://www.deviantart.com/nerdscapedc/art/2024-01-14-Donald-3-1011277994
Note Fred
Les concepts respectifs de fascisme et nazisme m'ont toujours passionné, j'avais en son temps écrit un long article pour le défunt site (europe-asia.org) de mon regretté ami André Loersch - qui, avec sa rigueur proverbiale, m'avait longuement tancé pour corriger l'article1), c'est sans doute car l'éthique est un domaine de la philosophie que m'a toujours attiré, et le côté sombre de l'homme - euh pardon, de l'être humain, un profond mystère pour moi.
Sans vouloir entrer dans les détails des critères qualifiant le concept de fascime2), le glissement du fascisme au nazisme est assez simple: c'est lorsque la qualification de l'“autre” commence à se baser sur des critères essentiels, comme la “race”, la religion3) ou l'orientation sexuelle4).
Les fascistes mussoliniens ont essentiellement battu et assassinés des adversaires politiques: ce n'est qu'en 1938, pour faire les yeux doux à leurs émules germains, qu'ils ont inclu une dimension antisémite dans le salmigondis qui leur servait de “programme” politique.
Changeons de lieu et d'époque, passons au Trumpistan.
Aujourd'hui.
Il l'avait dit, il l'a fait.
La décision passée en force de l'exclusion de l'armée états-unienne par le triste sire Donald marque donc un glissement important qui n'est nullement sémantique, mais, lui aussi, essentiel.
Donald n'est plus seulement un sinistre fasciste, il glisse dans les draps du IIIe Reich sur les traces d'Elon - à l'image d'Adolf qui suivit Benito.
Comme le disait le vieux barbu Karl: “Hegel fait quelque part cette remarque que tous les grands événements et personnages historiques se répètent pour ainsi dire deux fois. Il a oublié d’ajouter : la première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce”5).
Inquiétant, tout cela.