Maya Wind, Towers of Ivory and Steel

Les universités israéliennes jouissent depuis longtemps d’une réputation de bastions libéraux de la liberté et de la démocratie. S’appuyant sur des recherches approfondies et rendant les sources hébraïques accessibles à la communauté internationale, Maya Wind fait voler en éclats ce mythe et documente comment les universités israéliennes sont directement complices de la violation des droits des Palestiniens.

Comme le montre ce livre, les universités israéliennes servent de piliers du système d’oppression d’Israël contre les Palestiniens. Les disciplines académiques, les programmes d’études, l’infrastructure du campus et les laboratoires de recherche servent tous l’occupation et l’apartheid israéliens, tandis que les universités violent les droits des Palestiniens à l’éducation, étouffent les éruditions critiques et répriment violemment la dissidence étudiante.

Excellent ouvrage pour démonter le mythe du savoir libéral et démocratique israélien.

Maya Wind nous montre minutieusement comment ce mythe a été construit dès les débuts de l'État colonial, avec notamment le terrible passage sur le vol de livres dès la Nakba; ainsi, de 1948 à 1950 ce sont près de 100'000 livres qui ont été ainsi confisqués aux intellectuel·les palestinien·nes, intégrés aux bibliothèques israéliennes ou détruits car jugés trop dangereux. Une partie de ces livres ont été revendus aux bibliothèques palestiniennes (il n'y a pas de petits profits).

L'auteure rappelle d'ailleurs que:

La Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 et les Conventions de Genève de 1949 définissent des protections claires pour le patrimoine intellectuel et culturel et interdisent le pillage des biens collectifs ou privés en temps de guerre. La confiscation d'ouvrages palestiniens par le gouvernement israélien, la Bibliothèque nationale et l'Université hébraïque constitue donc une violation flagrante du droit international.

Détail croustifondant:

Au début des années 1960, la Bibliothèque nationale a effacé les noms des propriétaires palestiniens des livres et des collections et a reclassé nombre d'entre eux comme « biens abandonnés », classification qui figure encore aujourd'hui dans le catalogue de la bibliothèque. À partir des années 1960 et jusqu'au début des années 2000, plusieurs familles palestiniennes ont tenté de récupérer leurs livres auprès de la Bibliothèque nationale, mais se sont heurtées à un refus de la part de l'administration”.

Je dois dire que cet effacement des propriétaires de ces livres m'a particulièrement choqué par sa mesquinerie.

À noter qu'il existe une traduction italienne1):

Ces ouvrages dont disponibles depuis le site de Maya Wind ou dans votre librairie préférée.

Mais alors, Que faire? comme aurait dit le chauve barbu?

Ben, causer, manifester, se mobiliser (si unige c'est ici) et boycotter.


1)
c'est celle que j'ai lue
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  • Dernière modification : 2026/07/03 08:28
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