+++ Davide Longo, Série Bramard et Arcadipane

L'Affaire Bramard

Corso Bramard est le plus jeune commissaire d’Italie. Un homme aussi insondable que les montagnes piémontaises, et dont les intuitions s’approchent de la clairvoyance. Sa vie se dissout lorsque Automnal, un tueur en série qui entaille le dos de ses victimes avec d’étranges dessins, s’en prend à sa femme et à sa fille.

Vingt ans plus tard, Corso, désormais enseignant, vit dans la campagne turinoise et passe son temps à grimper en montagne, souvent de nuit, dans l’espoir à peine dissimulé de tomber. Pourtant, il reste quelque chose de bien vivant en lui : l’obsession de mettre la main sur son ennemi. Car l’assassin continue à le narguer en lui envoyant par la poste des extraits d’une chanson de Leonard Cohen. Dix-sept lettres en deux décennies.

Mais cette fois, dans la dernière, Automnal commet une petite erreur. Juste de quoi ouvrir la brèche, dans laquelle Bramard va s’engouffrer avec toute la force du désespoir. Dans cette quête épique et absolue, Bramard aura plus que jamais besoin du commissaire Vincenzo Arcadipane, son élève et ami, pour peut-être enfin atteindre sa cible, et trouver la paix.

Il le traque depuis une vie, mais Automnal a toujours eu une longueur d’avance. Jusqu’à aujourd’hui.

Je ne connaissais pas, honte à moi, le formidable Davide Longo.

Ce polar a été primé à raison: c'est du tout bon, aussi corsé qu'un ristretto turinois

et racé qu'une Fiat 850 Coupé sport.


Il m'en reste deux à lire en italien, à moins d'attendre leur traduction:

  • La vita paga il sabato (2022)
  • Requiem di provincia (2023)

Les Jeunes Fauves

Turin, fin de l'été 2008. Sur un chantier ferroviaire, les ossements d'un homme sont découverts. Des fouilles révèlent les restes de douze hommes et femmes, tous tués d'une balle dans la nuque. Le commissaire Vincenzo Arcadipane soupçonne une fosse commune, mais l'affaire est reprise par une équipe en charge des crimes liés à la Seconde Guerre mondiale. Il continue son enquête en parallèle.

Alors celui-ci: pur bonheur!

J'ai du ajouter le #humour car je me suis aussi bien marré, et la description dans ce roman noir d'un demi-siècle d'histoire italienne est fort bien enlevée et jamais ennuyeuse.

Et on y trouve un personnage de psy aussi génial que ses traitements, originaux, comprenant calvaire et flagellation1).


Une colère simple

À cinquante-cinq ans, le commissaire Arcadipane tourne en rond et craint d’avoir à nouveau perdu ce flair qui le guidait dans ses enquêtes. Pourtant, quand une femme est rouée de coups sans raison à la sortie d’une station du métro de Turin et que le coupable est arrêté dans la foulée, c’est bien son instinct qui lui souffle que quelque chose sonne faux dans ce fait divers cousu de fil blanc. Il fait appel à son ancien chef et mentor, Corso Bramard, et à l’incontrôlable agente Isa Mancini, qui le met en contact avec un étrange ex-flic, aussi obsessionnel qu’illuminé, Luigi Normandia.

Ensemble, ils découvriront les règles d’un jeu tordu et létal : une plongée dans le monde immergé de la Toile qui, cercle après cercle, les mènera jusqu’aux eaux noires où la lumière n’arrive jamais et où les affaires se traitent à l’abri des regards.

Arcadipane prend le pas sur Bramard dans la narration, et j'ai presque hésité à ajouter un tag #sf ou #religion car le personnage de Normandia et non seulement illuminé, mais illuminant!

J'ai par contre ajouté #geekeries car il y a indéniablement une interrogation valable sur le crime par internet - et particulièrement inquiétant sur l'état de l'éthique.



1)
système mnémotechnique sans spoiler!
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  • Dernière modification : 2026/07/03 08:28
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