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Mohammad Rasoulof, Les graines du figuier sauvage

Iman vient d’être promu juge d’instruction au tribunal révolutionnaire de Téhéran quand un immense mouvement de protestations populaires commence à secouer le pays. Dépassé par l’ampleur des évènements, il se confronte à l’absurdité d’un système et à ses injustices mais décide de s’y conformer. A la maison, ses deux filles, Rezvan et Sana, étudiantes, soutiennent le mouvement avec virulence.

Un génial film sur la société iranienne contemporaine, sous forme d'ode à la résistance et au courage des femmes iraniennes, incarnées avec une intensité remarquable par les actrices principales.

Rasoulof choisit de dénoncer le patriarcat et le totalitarisme iranien, non pas en prenant des combattant·es de la liberté, mais au contraire une famille nucléaire dont le père est une sorte de collabo de bas niveau - il vient d'être nommé petit juge d'instruction au début du film.

Mais la période coincide avec le meurtre de Mahsa Amini et la situation dégénère. Le gentil papa se révèle progressivement une brute cruelle.

Le film a été tourné clandestinement en Iran, Rasoulofprenant de gros risques - il a déjà été condamné par le régime des mous, là! à huit ans de prison - et il est en exil depuis la fin du tournage.

Enfin, sur le plan purement cinématographique, on a une très belle image, un sacré suspense et quelques très belles réussites sur la fin, notamment la scène de poursuite en bagnole et le cache-cache final. D'ailleurs, le film est long mais on ne voit pas passer le temps.

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  • Dernière modification : 2026/07/03 09:17
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