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Benjamin Dierstein, La Défaite des idoles

Octobre 2011 : ancienne gloire des Stups de Paris, le policier déchu Christian Kertesz est recruté par des truands corses pour relancer un trafic de cocaïne. En parallèle, il espionne pour une société de renseignement privée le haut responsable d'une multinationale du BTP afin de l'écarter d'un marché prometteur en Libye. Le pays est en pleine ébullition ; Kadhafi vient d'être renversé et tué.

En France, François Hollande sort vainqueur de la primaire des socialistes. L'UMP et le PS entrent dans la phase finale d'une guerre qui les mènera jusqu'à l'élection présidentielle. Alors que Squarcini, Péchenard, Neyret et d'autres sont inquiétés par des affaires qui mettent à mal l'image de la police, la capitaine Laurence Verhaeghen de la Brigade Criminelle de Paris, proche des Sarkozystes, est plus que jamais déterminée à freiner la montée en puissance des troupes de Hollande. La découverte d'un cadavre va rapidement la mettre sur la piste de son ancien collègue Kertesz et de quelques fantômes de la Police parisienne qu'elle s'est jurée de détruire, quitte à affronter des ordures chevronnées - anciens kadhafistes, terroristes proches d'AQMI, mercenaires issus de la DGSE ou mêmes cadres de la DCRI.

Pris en étau entre une cellule sarkoziste qui cherche à sauver sa peau, et d'anciens barons de la mitterrrandie qui ouvrent pour le retour de la gauche au pouvoir, Kertesz et Verhaegen vont se livrer un duel à mort au cœur de la corruption moderne.

2e opus après La Sirène qui fume (Dierstein aime visiblement mettre des majuscules dans ses titres, à l'américaine), dont je ne sais pas trop quoi penser.

Il y a du bon, du très bon même, et la tension ne se relâche pas - le rôle croissant de l'étrange personnage de Verhaegen, notamment sur la fin de l'ouvrage, est très bien amené, avec une course-poursuite elle aussi, très américaine, et plutôt réussie.

J'aurai presque envie de spoiler mais non, je me retiens.

Mais il y a aussi les travers du polar français contemporain, une grande complaisance avec la violence et un petit côté pervers célino-houellbequien qui me débecquette1) tchout-tchout.

Je crois que je vais faire une petite pause avant de m'attaquer au prochain Dierstein.


1)
j'ai vérifié l'orthographe - on peut aussi écrire débecte
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  • Dernière modification : 2026/07/03 08:28
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